Ce jour-là


Soit par tristesse, ou par émoi,
Longtemps, ne pleurez pas sur moi.
Si vous souffrez peine cruelle,
Dites-vous que la vie est belle.

Assurément bon gré mal gré,
Et certainement sans regret,
Sans peine aucune et sans esclandre,
Aussi sans avoir pu comprendre

Pourquoi les hommes sont mauvais,
Je dirai : « Adieu, je m’en vais.
Merci pour quelques gentillesses
Qui ont adouci ma vieillesse.

Merci aussi pour quelques fleurs
Dont vous me faites la faveur
Et pour quelques larmes versées
Qui sont bienfaisante rosée ».

Mais sans trop vous apitoyer,
Je préfère que vous soyez
Toujours heureux, toujours honnêtes,
Et que ce soit un jour de fête

Puisqu’on ne peut faire autrement
Que de mourir, finalement,
Puisque c’est la fin des souffrances
La mort est une délivrance.

12.10.2002