Sans que je m’en sois rendu compte,
Je vivais comme dans un conte.
Il était là, tout près de moi
Et sa présence sous mon toit,
Je l’ignorais, j’étais volage,
Presque toujours en décalage
Avec le temps et les saisons,
La morale et la religion.
Dispersant au vent mes pensées,
Je courais comme une insensée.
Je le cherchais partout ailleurs,
Toujours en quête du meilleur
Et choisissant toujours le pire,
Etant ignorante, à vrai dire,
Peut-être par plaisir aussi,
Sans méchanceté, Dieu merci.
Puisqu’il arrive que tout passe,
Il advint qu’il quitta la place
Et disparut à tout jamais.
Je compris combien je l’aimais
Et prise de regrets sincères,
Je versai des larmes amères,
Car j’avais perdu le bonheur,
Ce solitaire promeneur,
Que tellement on apprécie,
Plus attendu que le Messie,
Et qu’on découvre seulement
Quand on le perd, jamais avant.
21.11.2003