J’étais en promenade.
J’allais, chemin faisant,
Un peu en débandade,
Quand un chien malfaisant
Surgit, et prêt à mordre,
Animal affamé
Qui obéit aux ordres.
Je n’étais pas armé.
J’eus une peur horrible,
Mais, soudain désarmé
Par un homme invisible,
Ce fou, ce mal aimé
A léché ma menotte,
Bien bas s’est incliné,
A caressé mes bottes,
Et puis s’est débiné.
Etait-ce un bon stratège ?
Je ne le sais, ma foi,
L’innocence protège
Et c’est le cas, parfois.
11.10.2002