Une mouche, au plafond,
Qui tourne en rond,
Qui tourne, infatigable,
Danseuse aimable,
Accroche une autre soeur
Comme un valseur,
Et l’entraîne de l’aile,
Vire avec elle.
Les voilà papillons,
Doux tourbillons !
Leur danse est effrénée,
Gaîment menée.
Puis, défaisant son lien,
Bientôt revient,
Tourne, puis, anicroche,
L’autre l’accroche !
Elles s’en vont à deux,
Encore un noeuds !
Soudain, elles s’égarent
Et se séparent,
Ensemble, une seconde
Pendant leur ronde
Dans un baiser furtif,
D’un geste vif,
Reviennent, inconstantes,
Tournent, serpentent,
Et de nouveau s’en vont
Sous le plafond,
Tournent comme des folles,
Dansent, plus molles,
Et dessinent des huit
Jusqu’à la nuit.