Un homme frappé par le sort,
Avachi, manquant de ressort,
Alla supplier sa voisine
De lui donner de la farine.
« C’est un prêté pour un rendu ».
Mais elle lui a répondu:
« Tu manques par trop de courage,
Va plutôt te mettre à l’ouvrage,
Crois-moi, retourne au poulailler,
Tu ferais mieux de travailler.
Si tu veux vraiment que l’on t’aide,
Il n’y a pas meilleur remède.
Je ne fais pas la charité
À qui ne l’a pas mérité
Et ma farine, Dieu me garde,
Apprends, cousin, que je la garde,
Même si tu es accablé,
Pour qui me donne un peu de blé. »
16.11.2003
Inspiré d’un proverbe napolitain :
« On donne la farine à celui qui a du blé »