Le monde est comme il est,
Tantôt beau, tantôt laid.
Les hommes sont étranges.
Ils ne sont pas des anges.
Ils sont souvent mauvais.
Enfant, si tu savais !
Il faut qu’on te le dise :
La haine les divise.
Ils en sont bien punis.
Mais l’amour les unit,
Et panse leurs blessures,
Les console et rassure,
Et c’est le paradis.
Enfant, je te le dis :
Tu choisis, tu disposes,
Et pour cueillir les roses,
Celles du lendemain,
Sans te blesser les mains,
Il faut de la patience,
Il faut beaucoup de chance.
Le monde est ainsi fait,
Et loin d’être parfait,
Et pour le rendre aimable,
L’oeuvre est considérable.
Le monde, c’est autrui.
La haine le détruit,
L’avilit et le mine.
La bonté l’illumine.