Regrets


C’est après qu’ils nous quittés,
Alors que déjà le temps passe,
Qu’on s’aperçoit, en vérité,
Qu’ils tenaient une grande place.

Nous étions aveugles et sourds,
Et c’est trop tard quand on découvre
Qu’ils sont morts de manque d’amour,
Lorsque la terre les recouvre.

Quand on lisait dans leur regard
La bonté, la sollicitude,
On en témoignait peu d’égards
Puisqu’on en avait l’habitude.

Quand ils vivaient à la maison,
Pour mieux soulager leur détresse,
On eût dû leur donner raison
Bien avant qu’ils ne disparaissent

Quelquefois seuls et délaissés
Dans des conditions misérables.
Mais, en partant, ils ont laissé
Au cœur un vide irréparable.

24.8.2003