J’avais en toi grande confiance
Et cependant, plus d’une fois,
Par trop crédule et sans méfiance,
Tu m’as fait faire, malgré moi,
Sans réfléchir, quelques bêtises,
Quelques actes inattendus,
Quelques erreurs, quelques sottises
Qu’on fait sans s’en être aperçu.
Doucement sans qu’il n’y paraisse,
Tu prêches la facilité,
Tu incites à la paresse
Et tu endors la volonté.
Sans la force de te combattre,
On ne sait plus te dire : « Non »
Et l’on se laisse ainsi abattre.
Sorcière, dis-moi donc ton nom.
Tu prétends être mon amie,
Qui m’aide à vivre, à respirer,
Parfois, tu es mon ennemie
Et je ne saurais t’admirer,
Je sais que fermement tu nies
Avoir mauvaises intentions,
Mais tu étouffes le génie
Et même l’esprit d’invention.
Laisse-moi dans ma solitude
Et ne me donne pas la main.
Toi, qui te nommes l’Habitude,
Eloigne-toi de mon chemin.
22.11.2003