Non ! Je ne l’aime pas d’amour
Et bien qu’elle ait beaucoup de charme
Et que, dans ses yeux, tour à tour,
Brillent le sourire et les larmes.
Mais avec elle, à tout moment,
Je me sens tout de suite à l’aise.
Elle me parle doucement,
Aussitôt mes peines s’apaisent.
La douleur même disparaît
Quand elle soigne ma blessure
Qui s’ouvre et saigne sans arrêt
Et sa douce voix me rassure.
Cet ange de la compassion
Est-elle avocate, ou fermière ?
Pourquoi cette interrogation ?
C’est une modeste infirmière
Et c’est, sans même le savoir,
Qu’entre ses mains incomparables
Elle détient ce grand pouvoir
De réparer l’irréparable.
6.11.2003