Là-bas, derrière
Les peupliers, la rivière
Coule
En chantant,
Et roule,
Sur les gros galets blancs,
Son eau qui serpente
Doucement, se lamente,
Monotone et sonore,
Doux chant de la Galaure.
Poissons en paix y vivent,
Et le sable de ses rives
Nourrit
Quelques fleurs
Parmi
Joncs et saules en pleurs.
Lézards se faufilent,
Libellules habiles,
Sous le soleil qui dore
Les bords de la Galaure.
Et l’onde glisse
Tandis que le vent la plisse,
À peine la froissant,
Haleine
Que le soir naissant
Apporte, et, plus fraîche,
L’eau, qui se dépêche,
Plus grave, chante encore
Le chant de la Galaure.