Parfois je pense et je me dis
Que, du dimanche au samedi,
Beaucoup trop vite le temps passe
Et disparaît, loin dans l’espace.
Il nous reste les souvenirs,
Revécus à n’en plus finir,
Et nous versons parfois des larmes
Sur un passé rempli de charme
Parti sans espoir de retour.
Puis il arrive qu’à son tour
– Il faut se rendre à l’évidence –
Le passé perd de l’importance :
Puisqu’il ne reviendra jamais,
Nous vivrons sans lui désormais.
Les souvenirs alors s’estompent,
Qu’on célébrait en grandes pompes,
Et bientôt nous les délaissons
En ne gardant que la leçon,
Car, malgré tout ce qu’on raconte,
C’est le présent, d’abord qui compte,
Et qui est comme le ciment
Dont on bâtit les monuments.
Les souvenirs, légers, fugaces,
Disparaissent en faisant place,
Dans un sempiternel repli,
À l’ingratitude, à l’oubli.
Transportés au loin par les ondes,
Ils vivent dans un autre monde
25.11.2001