Au milieu de ce tintamarre,
Voici que, sans faire de bruit,
Soudain, enfin, le train démarre
Et glisse bientôt dans la nuit.
Il a quitté la capitale,
Et, vite, ses faubourgs lépreux.
À toute vitesse il détale
– Et c’est un moment merveilleux –
Vers la mer ou vers la montagne,
Qu’il atteindra demain matin,
Brûlant les gares de campagne,
Muet, discret, tous feux éteints.
Peut-être vers d’autres souffrances,
Mais partir d’où l’on est venu,
Et toujours avec l’espérance
Que nous apporte l’inconnu !
6.11.2001