Il y a dans toute détresse,
Toute solitude d’un soir,
Beaucoup de peur et de tristesse
Et peut-être un manque d’espoir.
Il suffirait, pour ainsi dire,
D’un petit rien, ou de si peu,
D’un seul regard, ou d’un sourire
Et d’un peu d’amour, s’il se peut,
Pour rallumer, d’une étincelle,
Un feu qui paraissait éteint
Et brille d’une ardeur nouvelle,
Pour s’éveiller un beau matin
En oubliant soucis et peines,
L’esprit un moment soulagé,
L’esprit ne souffrant plus qu’à peine,
Et repartir d’un cœur léger.
6.10.2003