Quand la chance vous abandonne


Quand la chance vous abandonne
Malgré le mal que l’on se donne,
Alors le découragement
Vous rattrape finalement.

Il vous agrippe, il vous mine
Et bientôt il vous extermine,
Il fait de vous, en moins de deux,
Un pauvre type, un malheureux,

De qui, sans pitié, l’on se moque,
Un moins que rien, presque une loque
Et que l’on pousse au désespoir,
Hélas ! Qui peut jamais savoir ?

À celui-là, au lieu d’en rire,
Je sais trop bien ce qu’il faut dire :
– Tu souffres, tu es mon ami –
Nous avons tous des ennemis

Parmi ceux qu’on aime, peut-être,
Parfois même sans les connaître,
Qui désirent notre trépas.
Pourquoi ? Nous ne le savons pas.

Tous les actes de malveillance
Qui pour toi ont tant d’importance
À tes yeux sans doute aujourd’hui,
Qui viennent te troubler la nuit,

Toutes les grandes injustices
Dont les hommes sont les complices,
Avec le temps s’effaceront,
Dans le passé disparaîtront.

Rien ne reste à la même place
Et de même que le temps passe,
Parfois aussi l’adversité,
N’est qu’un orage en plein été.

2.12.2003