Ronsard aimait Hélène
D’amour, jusqu’au trépas.
Mais elle fut vilaine.
Elle ne l’aima pas.
C’est une vieille histoire,
Car, au temps d’aujourd’hui,
Et le fait est notoire,
Voici ce qu’il eut dit :
Vous serez une vieille,
Assise au coin du feu,
Qui doucement sommeille
Et veille au pot-au-feu,
Guettant, dans la pénombre,
L’homme tant attendu,
En déplorant le nombre
De vos amants perdus.
O! ma belle endormie,
Marchant à petits pas,
Soyez donc mon amie,
Surtout n’attendez pas
Que se fanent les roses,
En laissant des remords.
Nous sommes peu de chose,
Surtout après la mort.
14.11.2003