Peut-être, il n’a pas pu, ou n’a pas su
Garder l’argent et, sans s’être aperçu
Que tout, surtout le temps, passe très vite,
Trop peu prévoyant pour avoir un gîte,
Croyant que jeunesse dure toujours,
Il a choisi de vivre au jour le jour,
Sans penser au moment de la défaite,
Joyeusement, faisant souvent la fête.
Qui donc aurait assez de charité
Pour comprendre l’indomptable fierté
De ce misérable, de ce rebelle
Qui pense que la vie est bien trop belle ?
Pourtant il est seul et vit dans l’effroi,
Ce malheureux qui parfois meurt de froid,
De faim aussi, mais, en guise d’agapes,
À sa fenêtre on lui fait voir le pape.
6.3.2005